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 RDC La situation des femmes

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Claudine
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MessageSujet: RDC La situation des femmes   Mar 26 Juin - 20:08

Viols : le corps des femmes comme champ de bataille

République démocratique du Congo, province du Sud Kivu, porte d’entrée de troupes et de milices étrangères, foyer de rébellion depuis 1996. Ici la situation économique se caractérise par la féminisation de la pauvreté aggravée par le contexte des conflits armés vulnérabilisant les femmes et favorisant des actes de violences sexuelles sans précédent : les agresseurs redoublent d’imagination pour infliger à leurs victimes les sévices les plus dégradants.


Lire la suite : http://www.unicef.fr/accueil/sur-le-terrain/pays/afrique-de-l-ouest-et-centrale/rdc/var/lang/FR/rub/448/breves/4636.html#

Rapport d'Amnesty International :
Partout dans le pays, les forces de sécurité et les groupes armés continuent de violer des femmes, des jeunes filles et des fillettes. Un grand nombre d'entre elles avaient été recrutées de force et utilisées comme esclaves sexuelles. En Août 2006, des agents de la Police nationale congolaise auraient violé 37 femmes et jeunes filles rien que dans le vilage de Bolongo-Loka, d'autres habitantes auraient été torturées ou maltraitées.

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Claudine
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MessageSujet: Re: RDC La situation des femmes   Mer 1 Aoû - 22:46

Les femmes victimes d'atrocités sexuelles dans l'Est du Congo-Kinshasa
Viol, esclavage sexuel, inceste forcé ou cannibalisme: les femmes de la province du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), subissent de nombreuses atrocités, dont les pires sont commises par des rebelles ayant participé au génocide rwandais, a déclaré lundi une spécialiste onusienne des droits de l'Homme.

"Les atrocités perpétrées par ces groupes armés sont d'une brutalité inimaginable qui va bien au-delà du viol", a affirmé Yakin Erturk, estimant qu'il s'agissait de la pire situation qu'elle ait vue en quatre ans d'enquête sur les violences faites aux femmes.

"Les femmes subissent des viols en réunion, souvent devant leur famille et leur communauté. Il existe de nombreux cas où des parents masculins sont forcés sous la menace d'une arme à feu de violer leur propre fille, leur mère ou leur soeur", a-t-elle expliqué, à l'issue de onze jours d'investigations au Congo-Kinshasa. "Les femmes sont fréquemment blessées par balles ou par arme blanche dans leurs organes génitaux, après avoir été violées. Des femmes ayant survécu à des mois d'esclavage m'ont dit que leur tortionnaires les avaient forcées à manger des excréments ou la chair humaine de proches tués", a-t-elle ajouté.

La plupart des exactions les plus graves seraient le fait de groupes rebelles dont beaucoup se sont réfugiés en RDC après avoir participé au génocide de 1994 au Rwanda. Yakin Erturk juge que la situation au Sud-Kivu est "alarmante et requiert une attention immédiate". Elle fait état de 4.500 cas de violences sexuelles signalées depuis le début de l'année mais souligne que le nombre réel est probablement bien plus élevé: "la plupart des victimes vivent dans des zones inaccessibles (...), ont peur de se plaindre ou n'ont pas survécu aux violences".

A Bukavu, près de la frontière rwandaise, l'hôpital spécialisé Panzi accueille chaque année environ 3.500 femmes souffrant de fistules et autres blessures génitales graves résultant de ces atrocités, précise Mme Erturk. Elle cite pour exemple une conversation avec une fillette de dix ans hospitalisée dans l'établissement, et qui avait été enlevée avec ses parents: "elle a dû être opérée d'urgence parce que ses tortionnaires lui avaient planté une branche dans les organes génitaux."

Les régions orientales du Congo-Kinshasa, riches en ressources minières, aux frontières avec l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi, sont les plus instables du pays. Des violences y éclatent régulièrement entre milices, faisant des morts parmi les civils. Après la guerre civile de 1998-2002, à laquelle avaient pris part six pays voisins, l'ONU a dépêché des Casques bleus pour maintenir la paix. Environ 18.000 soldats onusiens sont actuellement déployés dans le pays.

Mais le gouvernement congolais et la communauté internationale doivent s'impliquer davantage dans la lutte contre la violence sexuelle, commise par les groupes rebelles mais aussi les forces armées et la police nationale pour près de 20% des cas signalés, a déclaré Mme Erturk, car "la violence contre les femmes semble être perçue comme normale par de vastes pans de la société".

Selon elle, des unités de l'armée se sont délibérément attaquées à des localités soupçonnées de soutenir la guérilla, se livrant au "pillage, au viol en réunion et dans certains cas au meurtre de civils". "Des soldats ou des policiers se considérant au-dessus des lois ont aussi commis de tels actes. Ces actes relèvent du crime de guerre et, dans certains cas, du crime contre l'humanité", a asséné l'experte des droits de l'Homme.

Citant un cas où, en décembre, 70 policiers ont riposté à l'incendie d'un poste de police de Karawa en brûlant cette ville de la province d'Equateur (nord-ouest), Mme Erturk affirme que des civils ont été torturés et au moins 40 femmes, dont une fillette de 11 ans, violées. Aucun policier n'a été arrêté ou poursuivi, et des exactions similaires se seraient produites à Bonyanga et Bongulu, dans le nord-ouest du pays également.

"Le système judiciaire se trouve dans un état déplorable", estime Mme Erkurk, "il est débordé même par un nombre limité de cas où les femmes affrontent tous les obstacles et osent signaler des violences sexuelles". En outre, "les rapports de corruption et d'ingérence politique dans le processus judiciaire sont légion", a déploré l'enquêtrice, qui présentera ses conclusions au Conseil des droits de l'Homme en septembre. AP

( source : http://www.latribune.fr/info )

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